Suivi de production industrielle : au cœur de l’automatisation des process

Suivi de production industrielle : au cœur de l’automatisation des process

Le suivi de production industrielle a toujours reposé sur la collecte et l’analyse d’un certain nombre de données, à différents moments du processus. Face à des enjeux financiers et de productivité toujours plus forts, comment faire pour optimiser cette opération ? Zoom sur les outils et technologies qui peuvent y contribuer.

Qu’est-ce que le suivi de production industrielle ?

En industrie, le suivi de production consiste à enregistrer les performances d’une ligne de production en temps réel à des fins d’optimisation. Cela implique la collecte de données à différentes étapes, de l’approvisionnement en matières premières à la livraison du ou des produits finis.

Naturellement, on attend de ces données qu’elles soient pertinentes dans le cadre de la stratégie de suivi. En ce sens, elles sont formalisées dans des tableaux de bord (ou dashboards) puis synthétisées dans des rapports destinés aux employés et/ou aux responsables de production. Et ce, dans le but d’être mesurées et utilisées pour améliorer la productivité et l’efficacité de vos processus de production.

Le suivi de production industrielle, une stratégie pertinente

Le suivi offre une vue d’ensemble sur toute la ligne de production. Globalement, il doit vous permettre de :

  • quantifier la production (indépendamment de la qualité des produits),
  • faciliter la gestion des stocks,
  • calculer la vitesse et le délai de production,
  • mesurer l’efficacité du processus,
  • favoriser la productivité des opérateurs, etc.

Par ailleurs, le suivi de production industrielle s’articule en différentes phases d’inspection. Elles sont plus ou moins synchronisées avec les étapes de création en atelier ou en usine :

  1. Inspection précoce en début de production – constatation de l’état et de la qualité des matériaux et pièces à utiliser.
  2. Inspection en cours de production (ou inspection DUPRO) – contrôle qualité lorsque 10 à 80 % des produits sont réalisés, emballés et prêts à être expédiés.
  3. Inspection finale – vérification de la production finalisée.

Les étapes clés du suivi de production industrielle

Une stratégie de suivi de production industrielle fiable et efficace repose sur un certain nombre de données. On parle de KPI, pour Key Production Indicators. Comment les collecter ? En adoptant quelques bonnes pratiques, et en déployant des outils dédiés à la surveillance et la gestion des opérations de fabrication.

Étape 1 : sélectionner les indicateurs pertinents

Les KPI reflètent vos objectifs. Ils doivent avoir une réelle utilité à court et moyen terme. Vous avez donc tout intérêt à définir précisément les données que vous devez mesurer, suivre et contrôler en temps réel.

Parmi les paramètres à prendre en compte :

  • vos objectifs de production (nombre de pièces, qualité, etc.),
  • la maintenance nécessaire (à quelle fréquence, sur combien de machines, après combien d’utilisations, etc.),
  • les goulots d’étranglement sur la ligne de production.

Étape 2 : collecter et traiter les données

À son tour, une collecte de données efficace repose sur la création et le paramétrage d’une base durable et fonctionnelle. L’enjeu : une compilation et un stockage pratiques, précis et fiables.

D’où la pertinence de la mise en place de capteurs analogiques (par exemple, des sondes de température), voire de l’IoT (Internet of Things). Mais attention ! Cela n’exclut pas la nécessité de pouvoir vérifier l’exactitude des données sur site en cas de besoin.

Étape 3 : analyser les données et agir en conséquence

Une fois les données compilées et analysées, vous pouvez obtenir des réponses concrètes aux questions que vous vous posez vis-à-vis de votre production… C’est aussi cette observation qui vous permet de prendre les mesures nécessaires pour ajuster vos processus en cas de besoin. Et c’est là tout le cœur de la stratégie de suivi.

La gamme de solutions CAO, FAO, ERP TopSolid

L’automatisation au service du suivi de production industrielle

De la frilosité à la conviction, les machines, les intelligences artificielles et les robots collaboratifs sont devenus les alliés des travailleurs sur les lignes de production. À l’aube de l’industrie 5.0, l’automatisation semble donc s’imposer comme une évidence pour rester productif et compétitif.

Les capteurs de surveillance en temps réel

Les capteurs de surveillance en temps réel peuvent mesurer précisément des données variables. Ils sont utiles pour le suivi des performances, vibrations, variations de températures, etc.

La précision des capteurs de surveillance est telle qu’elle permet de détecter des anomalies ou des signes de défaillance imminente. Ce qui favorise votre réactivité afin d’éviter les temps d’arrêt.

Les outils de localisation

Les balises Bluetooth et les produits dotés de la technologie RFID (identification par radiofréquence) peuvent servir à suivre le mouvement des matériaux et/ou produits au fil de la production. En bout de chaîne, ces outils de localisation facilitent la gestion et l’optimisation des stocks, des flux de travail et des temps d’attente.

L’IoT (internet des objets)

L’utilisation de certains objets connectés peut aussi vous permettre de collecter automatiquement des données sur les performances de vos lignes : consommation d’énergie, niveaux de production, etc. Toutes ces données peuvent même être centralisées sur un système (votre tableau de bord, par exemple), pour une analyse en temps réel et une prise de décision rapide et efficace.

Les algorithmes d’analyse avancée

Les algorithmes d’analyse avancée se parent d’un atout majeur. Les données scrutées permettent en effet d’anticiper les défaillances, et donc de planifier la maintenance des machines avant la survenue d’une panne.

Les applications de réalité augmentée (AR)

La réalité augmentée s’accompagne de l’utilisation d’outils tels que des lunettes AR ou des dispositifs mobiles. Et ce, pour améliorer deux volets indispensables : l’interaction durant la formation des opérateurs et la précision du service de support technique à distance – grâce à une visualisation plus concrète des manipulations à effectuer.

La blockchain

Enfin, la blockchain consiste à enregistrer chaque étape de production de manière sécurisée. Ce processus garantit la traçabilité, la transparence, l’authenticité et la conformité réglementaire des produits et de leur processus de fabrication.

Innovez en matière de suivi de production industrielle avec TopSolid’Erp

TopSolid’Erp est une solution ERP complète pour la gestion de vos flux, quel que soit le mode de fonctionnement – à la commande, à l’affaire ou sur prévisions. Garante de votre agilité, elle permet de centraliser et traiter, avec fiabilité et précision, toutes les données issues de votre suivi de production.

La transformation numérique est la clé pour un gain de temps et une réactivité sans faille de bout en bout. Et si les outils de TOPSOLID SAS facilitaient votre démarche en ce sens ? Contactez-nous !

Machines spéciales : piliers de l’innovation dans l’industrie 4.0

Machines spéciales : piliers de l’innovation dans l’industrie 4.0

L’industrie 4.0, ou quatrième révolution industrielle, réinvente la production en conciliant technologies connectées et intelligence artificielle aux modes de fabrication et de conception plus classiques. La machine-outil fait ainsi une place aux machines spéciales pour répondre à des besoins toujours plus spécifiques des entreprises de l’industrie. Mais qu’est-ce qu’une machine spéciale au juste ?

Machine spéciale et industrie 4.0 : définition et compréhension

Une machine spéciale, ou special-purpose machine en anglais, est une machine de production spécialement conçue pour répondre à des besoins bien spécifiques. Il s’agit donc d’une commande spéciale, créée sur mesure pour une production ou une tâche bien précise.

On les oppose aux machines-outils, plus classiques, qui sont créées pour répondre à une tâche générique et qui ne sont donc pas fabriquées sur mesure.

Les machines spéciales doivent généralement répondre à des besoins d’automatisation de fabrication, d’assemblage, de test ou encore de conditionnement. Pourquoi les associe-t-on à l’industrie 4.0 ? Parce qu’elles permettent justement de mettre à profit les nouvelles technologies pour gagner en efficacité, productivité et autonomie.

Comment sont utilisées les machines spéciales ?

Versatiles, les différentes machines spéciales peuvent agir sur un aspect précis ou sur l’ensemble d’une ligne de production, pour accomplir des tâches de façon autonome ou à l’aide d’un opérateur, ou sur des chaînes entièrement ou partiellement automatisées.

Différents secteurs d’activités industrielles sont ainsi concernés tel que l’aéronautique, l’automobile, la pharmaceutique, l’électronique, l’alimentaire…

Comment est conçue une machine spéciale ?

Une machine spéciale est le plus souvent fabriquée en exemplaire unique et est parfois même brandée à l’image de l’entreprise. Classiquement, ces machines sont conçues par l’intermédiaire d’un bureau d’études parfois même spécialisé dans l’industrie d’où émet la demande.

Les machines spéciales viennent alors répondre au cahier des charges de l’entreprise commanditaire, dans un souci d’optimisation technique, mais aussi économique.

Les bureaux d’études peuvent intervenir dès la phase de conception dudit cahier des charges pour accompagner la société dans sa rédaction ou simplement en prendre connaissance si celui-ci est suffisamment abouti.

S’en suit une phase d’études qui permet de sélectionner et de modéliser la solution la plus adaptée, ce qui peut s’accompagner de visites sur site pour estimer les différentes contraintes, qu’elles soient techniques ou spatiales.

La conception peut ensuite démarrer, que l’on parte d’une base existante ou que l’on décide de créer la machine de toutes pièces.

 

Les avantages des machines spéciales : innovation et adaptabilité

Intégration et évolutivité des machines spéciales

Leur conception sur mesure permet de les adapter parfaitement aux processus de production spécifiques de chaque entreprise, ce qui se traduit par une efficacité accrue et une optimisation des coûts.

La flexibilité et la capacité des machines spéciales à s’adapter à une grande variété de processus de production font d’elles des outils essentiels pour l’innovation, permettant aux entreprises de développer des produits et des procédés uniques.

C’est par ailleurs l’une des forces des machines spéciales : elles peuvent être adaptées si besoin, par exemple en cas d’évolution des produits traités ou si de nouvelles nécessités émergent, évitant ainsi de devoir investir dans de nouvelles installations.

Les procédés de pointe intégrées aux machines spéciales

Dans le contexte de l’industrie 4.0, les machines spéciales peuvent être couplées à des technologies innovantes, telles qu’une connexion à internet, l’implantation de l’intelligence artificielle, ou encore la robotique avancée et la vision industrielle.

Ces technologies permettent une plus grande possibilité d’automatisation, une connectivité améliorée et une prise de décision intelligente, contribuant ainsi à améliorer l’efficacité et la productivité des processus de production.

L’optimisation des coûts permise par les machines spéciales

 Les machines spéciales se révèlent être des atouts majeurs dans la réduction des coûts de production industrielle.

Leur conception sur mesure permet une optimisation de la production en automatisant les tâches répétitives et en réduisant les erreurs humaines, ce qui diminue les déchets et les rebuts.

 Leur flexibilité et leur adaptabilité permettent de répondre rapidement aux demandes du marché, tandis que les systèmes de surveillance intégrés assurent une maintenance préventive, réduisant ainsi les temps d’arrêt et les coûts associés.

De plus, leur conception compacte optimise l’utilisation de l’espace de production, contribuant ainsi à une utilisation plus efficace des ressources et à une réduction des coûts globaux de production.

La gamme de solutions CAO, FAO, ERP TopSolid

Les enjeux de la conception de machines spéciales

Accompagner les bureaux d’études dans la conception de machines spéciales

Permettre la conception d’un ensemble de plusieurs milliers de pièces, dans un temps raisonnable et donc avec des temps de réponse acceptables de la part du logiciel, est devenue une problématique centrale des bureaux d’études.

Les concepteurs de machines spéciales doivent tailler sur mesure des exemplaires souvent uniques de machines très complexes.

À partir du cahier des charges client, le concepteur doit faire face à plusieurs challenges : définir les épures fonctionnelles, décomposer son étude en sous-ensembles, gérer des composants standards de plusieurs fournisseurs, concevoir des châssis ou pièces spécifiques, simuler le fonctionnement de l’ensemble et produire un jeu de documents décrivant le fonctionnement de la machine. Il convient donc d’être bien accompagné !

Les bons logiciels pour la bonne machine

TopSolid, grâce à ses logiciels CAO, FAO et ERP, permet de répondre efficacement à ces besoins.

La modélisation d’une machine spéciale joue évidemment un rôle essentiel lors de sa conception. La CAO (conception assistée par ordinateur) du logiciel TopSolid’Design permet une modélisation qui aide l’entreprise à mieux collaborer avec ses clients, à améliorer leurs projets et à bien implanter les accessoires prévus pour chaque élément.

Le CFAO permet également d’exploiter ladite machine à son plein potentiel : les moindres difficultés de fabrication ou besoins d’adaptation sont rapidement détectées et corrigées, optimisant le temps et l’expertise de tous.

Vous avez besoin d’un accompagnement pour la création ou l’utilisation de vos machines spéciales ? Contactez nos experts !

Comment l’Ecole Polytechnique de Lausanne s’appuie sur TOPSOLID pour former ses étudiants

Comment l’Ecole Polytechnique de Lausanne s’appuie sur TOPSOLID pour former ses étudiants

La prestigieuse Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) est une institution scientifique et technologique, dont les programmes de pointe sont reconnus dans le monde entier. Acteur clé de l’innovation en Suisse, l’EPFL accueille, depuis 170 ans, des étudiants venus de toute l’Europe. Formés à l’ingénierie, l’architecture et la recherche scientifique, les élèves évoluent au sein d’un environnement qui favorise la collaboration entre le monde universitaire et l’entreprise.

Activités d’innovation avec l’industrie, mise en place de programmes entrepreneuriaux, recherche intégrée aux besoins de la société … l’école se prévaut d’une mission d’utilité terrain. C’est pourquoi elle privilégie l’apprentissage par l’expérience au sein de projets interdisciplinaires.

A ce titre, l’EPFL offre des infrastructures, équipements et outils logiciels de haute qualité à ses élèves… d’où le choix de la solution TopSolid !

TopSolid : une solution adaptée aux enjeux des projets universitaires à l’EPFL

Professeur Directeur du laboratoire CNPA (Cultures Numériques du Projet Architectural) de l’EPFL, Bernard Cache a découvert la chaîne logicielle intégrée TopSolid lors de son parcours professionnel en menuiserie. Pour lui, « c’est un véritable enjeu pour les architectes que d’être capables de dessiner des produits qui soient fabricables ». Si cela semble logique, il faut savoir qu’en pratique rien n’est moins simple. L’architecture combine en effet une pluralité de types de cultures et son enseignement doit en tenir compte pour s’orienter vers la fabrication. 

Aussi, les recherches qu’il dirige au sein de ce laboratoire s’articulent autour de deux thématiques :

  • La transposition des méthodologies de conception et fabrication de l’industrie vers l’architecture
  • L’inscription de cette transposition dans une tradition architecturale

Afin d’explorer et comprendre la correspondance entre le raisonnement géométrique et les logiciels paramétriques, l’unité d’enseignement de Bernard Cache est concentrée sur deux éléments principaux :

  • Le process collaboratif BIM (Building Information Modeling) soit la Modélisation des Informations du Bâtiment sous forme de maquette numérique pour les projets d’infrastructure.
  • Un logiciel de CFAO (conception et fabrication assistée par ordinateur).

Comprenons qu’à partir de là, la pertinence de l’usage de la solution TopSolid prend toute son ampleur.

En effet, l’outil permettant de contrôler un projet depuis sa conception jusqu’à la fabrication, il se positionne quasiment comme une clé incontournable de la réussite, pour quiconque a l’occasion de le tester.

« Une fois qu’on a goûté à la chaîne intégrée associative de documents qui vont depuis les documents de conception, la mise en plan, la production de nomenclatures, la production des programmes d’usinage, il est impossible de revenir à des logiciels qui ne font que de la fabrication ou que de la conception », assure Bernard Cache, Professeur Directeur du laboratoire CNPA à l’EPFL.

TopSolid : quels usages concrets pour les étudiants de l’EPFL ?

Les enseignements dispensés aux étudiants en architecture, géométrie, stéréotomie (construction en pierre de taille), histoire assistée par ordinateur – doivent leur permettre de réinterpréter les sciences à travers l’usage d’outils de conception numériques modernes (et non plus uniquement de représentation). Ils ont également vocation à rapprocher les cultures et la technologie de l’architecture.

Maxime Thorez, étudiant en 2ème année en architecture à l’EPFL a commencé à utiliser la solution TopSolid au sein du cours de géométrie pour architectes du professeur Cache, lors de sa première année d’études. Il nous fait part de son expérience :

« J’ai commencé par les formes simples, avec les esquisses, les cercles, les triangles et les lignes pour arriver à des choses plus complexes. En deuxième année en cours de stéréotomie, j’ai utilisé TopSolid  en tant que logiciel de CAO et de préparation pour l’usinage des pièces en bois et des pièces en pierre.»

Pour les étudiants comme pour les professeurs, la grande force de TopSolid réside dans la paramétrisation. « Non seulement la paramétrisation au sein même d’une pièce, mais aussi la paramétrisation qui se reporte d’éléments en éléments, où il y a une pièce qui devient un ensemble, l’ensemble qui devient un assemblage et l’assemblage qui devient un plan. Si l’on modifie un élément mineur sur la pièce de base, par cascade, cela modifie automatiquement tous les éléments par la suite, ce qui fait qu’on n’a pas à tout redessiner 25 fois ! », s’enthousiasme volontiers Maxime Thorez. Quel inestimable gain de temps lorsqu’il n’est plus nécessaire de tout redessiner plusieurs fois de suite !

La gamme de solutions CAO, FAO, ERP TopSolid

Quelle utilisation de TopSolid dans la recherche à l’EPFL ?

Au sein du département recherche de l’EPFL, Bernard Cache accompagne deux doctorants en cours de thèse.

L’un travaille sur l’interopérabilité en développant un module Rhino Inside TopSolid. La finalité du projet consiste à permettre à un utilisateur isolé d’ouvrir Rhino sur TopSolid.  Il pourrait ainsi par exemple, profiter des capacités du module de modélisation surfacique en complémentarité avec le modeleur volumique sur TopSolid.

L’autre doctorant, Raphaël Vouillot, examine comment TopSolid pourrait contribuer à la réalisation d’une chaîne de documents spécifiques à la taille de la pierre. Il travaille avec les professeurs Bernard Cache et Philippe Martin, au développement des procédés numériques BIM et CFAO pour la stéréotomie, et plus particulièrement concernant les escaliers ou les voûtes.

A ce titre, l’équipe a relevé l’escalier du Château de Fontainebleau à l’aide d’un scanner laser combiné avec des techniques de photogrammétrie, directement à partir de photographies. Ces modèles ont ensuite été introduits dans le logiciel TopSolid. A présent, un modèle géométriquement parfait est en cours de construction dans le logiciel à partir du nuage de points et du modèle texturé. Il s’agit de le confronter avec une réalité mesurée présentant son lot d’approximations. Ainsi, le modèle pourra être mis en variation afin de tester cette chaîne associative de documents.

« La stéréotomie pose un certain nombre de problématiques géométriques auxquelles répond un logiciel comme TopSolid, puisqu’il est basé sur la modélisation exacte et volumique. C’est un logiciel idéal pour interpréter la stéréotomie de manière contemporaine », témoigne Raphaël Vouillot, doctorant à l’EPFL.

 

TopSolid’Pdm : quels avantages et quelle évolution pour l’usage futur du logiciel à l’EPFL ?

En tant que grands consommateurs de TopSolid’Pdm, Bernard Cache et ses étudiants apprécient particulièrement certaines fonctionnalités :

  • Modification d’un fichier alors qu’un document est déjà ouvert
  • Renommage d’un fichier en conservant les liens avec les documents qui en dépendent
  • Retour sur une version antérieure du projet

 

« Tout ça, c’est un service qui n’a pas de prix, mais qui est devenu tellement agréable pour nous qu’on ne s’en rend même plus compte », confie Bernard Cache.

A l’avenir, les problématiques sociétales et environnementales comme celles liées au climat, vont prendre une part de plus en plus importante dans le secteur du bâtiment. Aussi, la préservation du patrimoine et la rénovation devront être systématiquement anticipées lors de la construction de bâtiments neufs.

Réalité virtuelle dans les usines : à quels besoins répond-elle ?

Réalité virtuelle dans les usines : à quels besoins répond-elle ?

Aujourd’hui, la réalité virtuelle est partout ou presque. Elle trouve des applications dans de nombreux domaines, allant du divertissement à la recherche, en passant par l’industrie. Elle offre à ses utilisateurs la possibilité de plonger dans des mondes virtuels créés numériquement, leur procurant une expérience immersive et interactive. Dans le contexte spécifique des usines, la réalité virtuelle permet de visualiser les produits et les processus de fabrication comme s’ils existaient déjà. Zoom sur une technologie qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

Réalité virtuelle dans l’industrie : de quoi parle-t-on ?

La réalité virtuelle, c’est en quelque sorte une porte ouverte sur un monde parallèle entièrement digitalisé. Dans ce monde, les processus de fabrication prennent vie. Imaginez une usine du futur permettant aux concepteurs, ingénieurs et ouvriers de naviguer dans un environnement numérique immersif. Ils peuvent alors visualiser, manipuler et interagir avec des modèles 3D réalistes de machines, d’installations, et de produits.

Dans un contexte de création de projet, la réalité virtuelle montre toute sa puissance. Par exemple, lors de la conception de pièces ou l’assemblage, il est souvent nécessaire d’itérer, de proposer différents designs, différents matériaux et de placer l’objet dans un environnement adapté… Plus l’environnement de travail est simple et réaliste, plus l’expérience utilisateur sera réussie.

Les concepteurs peuvent littéralement voir ce qui fonctionne ou pas. C’est un complément à la simulation, qui se base principalement sur deux méthodes :

  • Le rendu en temps réel : vous pouvez naviguer dans une scène qui vous montre un rendu ultra réaliste de votre projet 3D. La qualité de la lumière, de l’environnement et les différents matériaux sont essentiels pour une bonne immersion.
  • La visualisation à l’échelle 1 : en VR, votre moniteur PC est remplacé par un casque de réalité virtuelle qui permet de voir le projet en trois dimensions et à sa vraie taille. Vos clients, collaborateurs et partenaires peuvent vous rejoindre à distance et valider à n’importe quelle phase de la conception du projet.

En ingénierie digitale, on combine réalités virtuelle et augmentée pour créer des prototypes virtuels. Ces deniers peuvent être manipulés, modifiés, déformés et utilisés dans les mêmes conditions que la réalité.

 

Et la réalité augmentée ?

La réalité augmentée est étroitement liée à la réalité virtuelle. Avec cette seconde technologie, on peut superposer des éléments numériques à l’environnement réel. À l’aide de lunettes spéciales, un expert peut guider à distance un technicien sur le terrain, par exemple. Il est également possible de visualiser des données relatives à une machine, visualiser des modèles 3D à l’échelle réelle de produits, créer des simulations interactives dans des lieux réels… En revanche, elle demande beaucoup de préparation ce qui la rend plus efficace dans la maintenance et la formation que dans la conception.

 

Industrie : 6 cas d’usage où la réalité virtuelle est utile

Les applications de la réalité virtuelle dans un contexte industriel sont extrêmement nombreuses. Et très efficaces. En voici six…

1.    Formation et simulation

La réalité virtuelle permet de former les employés à des tâches spécifiques sans risques ni coûts associés à des situations réelles. Elle est utilisée dans des domaines tels que l’industrie manufacturière, l’aérospatiale et l’énergie pour simuler des procédures de maintenance, des opérations complexes ou des interventions d’urgence.

 

2.    Conception et visualisation

Les professionnels de l’industrie peuvent utiliser la réalité virtuelle pour visualiser des prototypes virtuels de produits et d’installations. Cela permet d’évaluer leur ergonomie, de repérer d’éventuels problèmes de conception et de réaliser des modifications avant la phase de production, ce qui permet de réduire les coûts et les délais de développement.

3.    Maintenance et réparation

La réalité virtuelle peut être utilisée pour guider et former les techniciens lors d’opérations de maintenance ou de réparation. Les instructions étape par étape peuvent être affichées en réalité virtuelle, facilitant ainsi le dépannage et réduisant le temps d’arrêt des équipements.

 

4.    Collaboration à distance

Des équipes réparties à travers le monde peuvent collaborer de manière immersive et en temps réel grâce à la réalité virtuelle. Les employés peuvent partager des espaces virtuels, visualiser et manipuler des modèles 3D, et travailler ensemble sur des projets industriels complexes.

 

5.    Optimisation des processus

L’analyse et l’optimisation des processus industriels rentrent également dans le champ d’application de la réalité virtuelle. Elle permet de visualiser et de modéliser des flux de production, d’identifier les goulets d’étranglement et d’expérimenter des améliorations virtuelles avant de les mettre en œuvre dans le monde réel.

 

6.    Sécurité au travail

Il est enfin possible de former des travailleurs à des environnements dangereux ou à des situations d’urgence, comme les incendies ou les accidents industriels. Les simulations virtuelles permettent d’acquérir des compétences en matière de sécurité et de réagir efficacement en cas de danger.

La liste n’est bien sûr pas limitative. La réalité virtuelle peut aider à l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement, à la présentation de produits par les équipes marketing, à concevoir des usines entières, ou encore à faire du contrôle qualité.

La gamme de solutions CAO, FAO, ERP TopSolid

Les avantages de la réalité virtuelle en usine

  • Réduction des coûts : en utilisant la réalité virtuelle pour la conception et le prototypage, les entreprises peuvent identifier et résoudre les problèmes de conception plus tôt, ce qui réduit les coûts de développement.
  • Amélioration de la productivité : la réalité virtuelle permet d’optimiser les processus industriels, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de réduire les erreurs grâce à des simulations et des visualisations précises.
  • Collaboration à distance : les équipes dispersées géographiquement peuvent collaborer efficacement grâce à la réalité virtuelle, en partageant des modèles 3D, en annotant des projets et en travaillant ensemble en temps réel.
  • Sécurité accrue : en utilisant la réalité virtuelle pour la formation et la simulation, les travailleurs peuvent être formés à des situations dangereuses sans risquer leur sécurité réelle.

 

Inconvénients

  • Sensation d’évasion du monde réel : certains utilisateurs peuvent ressentir une déconnexion avec la réalité lorsqu’ils utilisent la réalité virtuelle, ce qui peut avoir un impact sur leur productivité ou leur engagement dans les tâches réelles.
  • Effets sur la santé : certaines personnes peuvent ressentir des effets indésirables tels que des nausées, des vertiges ou des déséquilibres lorsqu’elles utilisent la réalité virtuelle pendant de longues périodes.
  • Limitations techniques : la qualité des graphismes et des performances peut varier en fonction des équipements utilisés, ce qui peut affecter l’expérience utilisateur.

 

TopSolid’Virtual : un logiciel de présentation 3D nouvelle génération

Parfaitement intégré à l’environnement TopSolid, TopSolid’Virtual permet à vos collaborateurs de réaliser des réunions de validation autour des fichiers 3D, sans qu’aucune expertise 3D ne soit requise. Basé sur le moteur de rendu en temps réel le plus avancé du marché, TopSolid Virtual offre une visualisation ultraréaliste, sans aucun temps de calcul. Grâce à la bibliothèque de matériaux, d’environnements et d’objets 3D, vous pouvez transformer votre fichier CAO en une scène réaliste en quelques clics !

[CAS CLIENT] Gestion de projet en industrie des travaux publics : la transition d’Arden Equipment vers une solution TopSolid PDM/CFAO intégrée

[CAS CLIENT] Gestion de projet en industrie des travaux publics : la transition d’Arden Equipment vers une solution TopSolid PDM/CFAO intégrée

Spécialiste de la conception, fabrication et distribution d’outils destinés aux engins de travaux publics, Arden Equipement est leader sur son marché grâce à sa gamme complète d’outils. Deux facteurs essentiels animent son activité : le suivi de l’innovation propre à son secteur par un Bureau d’Études très actif et la volonté d’assurer une interaction continue entre ses équipes et leurs clients.

Dans les années 2010, la société Arden Equipement, alors équipée de la version 6 de TopSolid’Design, a été sollicitée par TOPSOLID SAS pour assurer le rôle d’entreprise pilote dans le cadre du développement de TopSolid 7. La version précédente présentait des limites pour son activité, notamment concernant la rédaction « à l’ancienne » des programmes d’usinage sur les machines-outils et le manque de centralisation des données.

La transition vers TopSolid 7, dont le PDM est totalement intégré, a permis d’optimiser la gestion de projet en reliant le Bureau d’Études au Bureau des Méthodes et Usinage. La simplicité d’utilisation de la solution et la pertinence de ses modules ont ainsi permis un triple bénéfice :

  • une augmentation de la productivité ;
  • un meilleur contrôle de la fiabilité des produits ;
  • une amélioration de la gestion de projet.

 

Pour Stéphane Maiani, responsable Recherche & Développement, TopSolid’Pdm est véritablement « l’outil idéal pour un concepteur » et « constitue une solution partenaire de l’innovation ».

bannière Arden x TOpSolid
Conception de produit : décryptage des différentes étapes

Conception de produit : décryptage des différentes étapes

Quel est le point commun entre un système de mobilité hydrogène, une machine spéciale pour l’agro-alimentaire, et une cabine acoustique autonome ? Une conception ultra complexe, nécessitant une rigueur extrême, et l’enchaînement d’étapes méthodiquement orchestrées. Dans cet article, nous dévoilons les différentes phases qui jalonnent le processus de conception de produit, de l’identification des besoins à la fabrication opérationnelle. À l’aide d’exemples concrets issus de trois entreprises industrielles distinctes, nous illustrons la richesse et la complexité de cette démarche. Nous mettons également en lumière comment des outils technologiques avancés comme ceux proposés par TOPSOLID peuvent être des alliés de taille dans ce parcours exigeant.

C’est quoi la conception d’un produit ?

De l’idée à l’objet : voilà à quoi sert la conception de produit. Simple en apparence, il s’agit en fait d’une démarche multidimensionnelle. Le passage « de l’idée à l’objet » n’est pas seulement une matérialisation. C’est une évolution qui répond à de nombreux besoins identifiés, contraintes techniques et budgétaires. En bout de chaîne, la nécessité d’apporter une valeur ajoutée maximale au marché cible.

Quel est le but de la conception ?

Le but principal de la conception est de créer un produit qui répond aux attentes des utilisateurs, tout en restant économiquement viable et techniquement réalisable. C’est un équilibre délicat entre l’innovation, la fonctionnalité, la qualité, le coût et la durabilité. En plus de créer un produit fini, la conception doit permettre d’anticiper. Elle doit en particulier intégrer les problèmes qui pourraient survenir lors des phases ultérieures de production et d’utilisation.

Qu’est-ce qu’un plan produit ?

La conception s’appuie sur un plan produit. Ce document détaillé définit la stratégie globale et les actions requises pour développer et lancer un produit sur le marché. Il englobe les spécifications techniques, les fonctionnalités, le positionnement sur le marché, les objectifs de vente, ainsi que les exigences en matière de production et de distribution. Les équipes impliquées disposent ainsi d’une véritable feuille de route les guidant à travers toutes les phases du processus.

Les enjeux de la conception produit

Les enjeux de la conception de produit sont nombreux. Ils s’étendent de la satisfaction des besoins des clients (marketing), à l’optimisation des ressources (chaîne logistique), en passant par la conformité avec les normes industrielles et réglementaires (aspects légaux). Les pièges à éviter sont nombreux : une mauvaise compréhension des besoins du marché, des estimations budgétaires incorrectes, ou encore une sous-estimation des défis techniques peuvent conduire à des échecs coûteux.

Trois exemples illustrant la complexité de la conception d’un produit

Conception et fabrication de dispositifs mécaniques

Rabumeca se spécialise dans la création de machines spéciales adaptées à divers secteurs industriels tels que l’agro-alimentaire, l’environnement, et la plasturgie, entre autres. La complexité de la conception chez Rabumeca réside dans la variété des domaines d’application et la nécessité d’une expertise technique poussée pour répondre aux exigences spécifiques de chaque secteur. L’entreprise utilise TopSolid’Design pour la modélisation et la simulation, garantissant la qualité et la conformité des produits finaux.

Aménagement sur mesure et mobilier

La société Structa crée du mobilier et des aménagements sur mesure pour différents espaces tels que les espaces tertiaires, les résidences et les hôtels. Un exemple de conception complexe est la création de la Blabla-Cube, une cabine acoustique autonome pour les espaces de travail nécessitant un environnement silencieux. Le processus de conception inclut la collaboration avec le client dès le début et l’utilisation du logiciel TopSolid’Wood pour optimiser la création et le montage du mobilier​​.

Conception de systèmes pour la mobilité hydrogène et électrique

CKP Engineering, une entreprise spécialisée dans la mobilité, s’occupe des calculs de structures, du powertrain, de la mobilité hydrogène et électrique, et de la cinématique du sport. La complexité de la conception réside dans la modélisation 3D des pièces usinées et la validation des cinématiques des pièces en mouvement, le tout en cherchant une solution de CFAO agile, intuitive, et facile à prendre en main pour accélérer la conception et maîtriser les coûts​​.

La gamme de solutions CAO, FAO, ERP TopSolid

Comment se déroule la conception d’un produit ?

La conception d’un produit est un processus structuré qui se déroule en plusieurs étapes clés, permettant de transformer progressivement une idée en un produit fini, prêt pour la production.

Pré-étude : identification des besoins

La première étape consiste à cerner avec précision les besoins du marché et les problématiques auxquelles le produit est destiné à répondre. Cette compréhension profonde est obtenue en collectant des informations auprès des utilisateurs potentiels, en réalisant des études de marché et en analysant les tendances industrielles. L’objectif à ce stade est de valider la faisabilité technique, financière et industrielle du projet. La pré-étude pose les fondations sur lesquelles la conception à proprement parler va se dérouler.

Conception préliminaire et prototypage virtuel

Une fois les besoins identifiés, l’étape suivante est la conception préliminaire. Les idées commencent à prendre forme. Les équipes de conception utilisent des outils de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) pour créer des modèles 3D et des prototypes virtuels. Cette approche permet non seulement de visualiser le produit à un stade précoce, mais aussi de réduire les coûts de développement en détectant rapidement les erreurs de conception.

Conception détaillée en vue de l’industrialisation

Après validation de la conception préliminaire, le processus entre dans la phase de conception détaillée. Les ingénieurs et concepteurs affinent ici les détails du produit, optimisant chaque aspect de sa géométrie, ses spécifications techniques, ses matériaux et ses composants. Ils utilisent également des logiciels avancés pour réaliser des simulations et des analyses permettant d’évaluer la performance du produit dans différentes conditions. Cette étape est importante pour garantir que le produit final soit réalisable, conforme aux normes de qualité et prêt pour l’industrialisation.

Validation de la fabrication et test du produit

Avant la production en série, il faut valider la fabrication. Cette étape comprend la réalisation de prototypes physiques et les tests nécessaires pour valider la fonctionnalité et la qualité du produit. Les ajustements finaux sont effectués pour garantir que le produit est prêt pour la production.

Fabrication opérationnelle

La dernière étape de la conception de produit est la transition vers la fabrication opérationnelle. Les technologies de FAO (Fabrication Assistée par Ordinateur) jouent ici un rôle primordial. Ils optimisent les processus de production, génèrent des fichiers de commande numérique pour les machines-outils, et facilitent la gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement. C’est l’aboutissement du processus de conception, où le produit conçu est finalement produit et prêt à être lancé sur le marché.

TopSolid, pour une conception produit performante

Le chemin de la conception d’un produit est pavé de complexité. Transformer une vision en une réalité tangible demande une attention sur des domaines très différents : marketing, contraintes purement techniques, obligations légales…

Les solutions proposées par TOPSOLID, notamment TopSolid’Design et TopSolid’Virtual, sont des alliés précieux dans ce parcours. TopSolid’Design offre des fonctionnalités robustes pour la modélisation 3D, la simulation, la création de dossiers de production et le rendu réaliste. Quant à TopSolid’Virtual, il permet de visualiser et de tester le produit dans un environnement virtuel avant la production, minimisant ainsi les risques et optimisant la qualité.

La conception de produit n’est pas seulement une démarche technique. La conception de produit est aussi une aventure créative, encadrée par des outils technologiques avancés qui permettent d’explorer, de tester et de perfectionner chaque idée jusqu’à sa concrétisation. En s’appuyant sur des solutions logicielles intégrées comme celles proposées par TOPSOLID, les professionnels peuvent naviguer à travers les défis de la conception et réaliser des produits innovants, fonctionnels et conformes aux exigences du marché. Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous.