Le robot industriel s’impose de plus en plus dans les ateliers de mécanique. Selon le World Robotics Report 2025 de l’IFR, 542 000 robots industriels ont été installés dans le monde en 2024, soit plus du double d’il y a dix ans. La question n’est plus de savoir si le robot va s’imposer en atelier, mais comment en exploiter vraiment le potentiel.

Flexibilité, portée, capacité à travailler sur de grandes pièces ou des géométries complexes : ses atouts sont réels. Mais pendant longtemps, en exploiter tout le potentiel supposait de maîtriser un environnement de programmation spécifique, déconnecté des outils CAO/FAO existants. TopSolid’Cam Robot change la donne.

Lancé il y a quelques années et pleinement abouti en 2026, ce module intègre la robotique directement dans l’environnement TopSolid’Cam, en continuité totale avec l’existant, sans courbe d’apprentissage supplémentaire, et avec toute la puissance de simulation que les utilisateurs connaissent déjà. Benoît Lallier, chef produit CAM chez TOPSOLID, en explique la philosophie.

Pourquoi la programmation robot freine encore son adoption en atelier

Dans un atelier doté de centres d’usinage conventionnels, la programmation est rodée : mouvements linéaires, axes X/Y/Z, rotations de table. C’est le quotidien de 95 % des clients TOPSOLID. Quand on ajoute un robot à cet environnement, la tentation est de lui dédier un logiciel spécialisé, ce qui implique une double compétence pour le programmeur, une double base de données pour l’entreprise, et inévitablement des ruptures dans la chaîne numérique.

Le robot industriel amène de la complexité et de la flexibilité, puisque sa cinématique multi-axes est fondamentalement différente d’une machine conventionnelle. Mais cette complexité ne devrait pas se transférer au programmeur. C’est le constat qui a guidé le développement de TopSolid’Cam Robot depuis son lancement. C’est précisément ce que permet la programmation hors-ligne : concevoir et valider un programme robot depuis son bureau, sans mobiliser la cellule, pendant qu’elle continue à produire.

La philosophie : considérer le robot comme une machine comme les autres

« On a développé ce métier depuis quelques années avec une intention claire : ne pas faire de différence entre le robot et une machine-outil classique, explique Benoît Lallier. Un client qui programme ses pièces sur ses centres d’usinage, pour lui, c’est intuitif. Quand il passe sur un robot, il n’y a pas de rupture. Il y a bien quelques paramètres spécifiques liés aux axes de rotation du robot, mais la logique de travail reste exactement la même. »

Cette philosophie détermine toute la conception du module. Plutôt que de créer un outil à part, TOPSOLID a intégré la robotique dans la même logique que le fraisage, le tournage ou l’usinage 5 axes : même interface, mêmes bibliothèques d’outils, même environnement de simulation, même post-processeur. Le robot devient simplement une machine supplémentaire dans le parc, avec ses propres paramètres cinématiques.

 

L’impact est rapide pour les équipes. Les compétences acquises lors de la formation à TopSolid’Cam sont directement réutilisables pour la programmation robotique. Seule une formation complémentaire dédiée à la prise en main du robot et de sa cellule de travail est nécessaire. La complexité des mouvements multi-axes étant gérée automatiquement par le logiciel, la montée en compétence s’en trouve fortement simplifiée. 

Les bibliothèques d’outils coupants, les méthodes enregistrées, les gammes d’usinage capitalisées : tout ce savoir-faire numérique de l’entreprise est directement réutilisable sur le robot. Il n’y a pas deux mondes séparés, il y a un seul environnement de programmation, étendu à une nouvelle machine.

Les fonctionnalités clés de TopSolid’Cam Robot en 2026

Trajectoires 2D, 3D et 5 axes continus

TopSolid’Cam Robot génère des trajectoires complexes en 2D, 3D, ainsi qu’en 4 ou 5 axes continus avec une précision adaptée aux exigences industrielles, quel que soit le type de robot utilisé. La géométrie de la pièce pilote le parcours, comme sur n’importe quelle machine conventionnelle dans TopSolid’Cam.

L’ébavurage automatisé et autres applications robotisées

TopSolid’Cam Robot couvre l’ensemble des opérations d’usinage robotisé : perçage, fraisage, contournage et ébavurage, en 2D, 3D, 4 et 5 axes continus, avec ou sans axes additionnels.

L’ébavurage est l’une des applications les plus immédiatement valorisables de la robotique en atelier. Opération répétitive, physiquement contraignante pour les opérateurs, souvent difficile à standardiser sur des pièces complexes : c’est exactement le type de tâche pour laquelle le robot apporte une valeur ajoutée évidente.

TopSolid’Cam Robot intègre une détection automatique des arêtes à ébavurer. Le logiciel identifie les zones concernées sur la pièce et génère les trajectoires correspondantes, sans intervention manuelle pour définir chaque parcours. Pour les entreprises qui traitent des séries ou des familles de pièces, le gain de temps en programmation est considérable.

Simulation et sécurité

Comme pour toute machine-outil dans TopSolid’Cam, la programmation robot s’appuie sur un jumeau numérique complet : représentation 3D du robot, de son environnement proche, des pièces et des outils. Avant d’envoyer le moindre code à la cellule robotisée, le programmeur simule l’intégralité des mouvements.

Deux problèmes spécifiques à la robotique sont gérés automatiquement. Les collisions sont détectées en amont, comme sur n’importe quel centre d’usinage. Les singularités, ces configurations où le robot perd temporairement un degré de liberté, provoquant des mouvements imprévisibles, sont identifiées et évitées automatiquement par le logiciel. Le résultat : un process fluide et sécurisé, sans surprise à l’atelier.

Le post-processeur

Comme pour les machines-outils conventionnelles, TOPSOLID développe et maintient des post-processeurs certifiés et personnalisables pour tous les robots du marché, tous langages confondus, ISO ou propriétaire.

Ces post-processeurs traduisent les trajectoires simulées en langage directement reconnu par le contrôleur du robot. Le programmeur clique sur « Envoyer le code » : le robot exécute sans correction. 

« C’est là qu’on livre un outil clé en main, au plus juste, explique Benoît Lallier. Le client ne doit pas avoir à corriger quoi que ce soit. »

>>> Lire aussi – Veille technologique : les tendances CAO/FAO qui redéfinissent la compétitivité industrielle en 2026

Une intégration native dans la chaîne numérique TopSolid

L’un des atouts les plus structurants de TopSolid’Cam Robot est son intégration native dans l’écosystème TOPSOLID. La cellule robotisée n’est pas une île isolée dans le système d’information de l’entreprise.

Les données de programmation robot s’inscrivent dans le même PDM (Product Data Management) que les programmes d’usinage conventionnel. Les pièces conçues dans TopSolid’Design arrivent directement en programmation robot – mise en cote moyenne incluse, pour un usinage au plus juste des tolérances –, sans conversion ni ressaisie.

Les gammes, les bibliothèques d’outils, les dossiers de fabrication : tout est généré dans le même environnement, partagé avec les mêmes référentiels.

TopSolid’Cam Robot s’adresse en priorité aux ateliers qui sont déjà équipés de robots industriels, ou qui envisagent de l’être, et qui souhaitent ne pas dupliquer leur environnement de programmation.

Les cas d’usage les plus courants concernent des opérations à forte valeur ergonomique ou de précision répétitive : ébavurage automatisé, fraisage de grandes pièces, opérations multi-faces sur des géométries complexes.

La flexibilité des bras robotisés, combinée à la puissance de programmation de TopSolid’Cam, ouvre des possibilités que ni le robot seul ni la machine-outil conventionnelle ne permettent.

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TopSolid’Cam Robot en 2026

Développé depuis plusieurs années, TopSolid’Cam Robot a atteint en 2026 un niveau de maturité qui justifie une adoption sereine en production. Les derniers développements ont notamment renforcé la génération de trajectoires complexes en continu, la gestion des singularités et l’ergonomie de programmation pour que l’expérience soit au plus proche de celle d’une machine-outil conventionnelle.

Benoît Lallier résume l’ambition : « La programmation doit être simple, rapide et fiable. Pas de différence entre programmer un robot et programmer un centre d’usinage. C’est ça, le défi qu’on a relevé. »

Vous êtes déjà utilisateur de TopSolid’Cam et souhaitez explorer l’usinage robot ? Contactez nos équipes pour un échange concret sur votre configuration.

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