Crédits photo : Ferrier (39), spécialiste en tôlerie fine, Stéphane Couchet©

 

Si la ressaisie manuelle des cotes est un geste banal et répétitif, elle n’en demeure pas moins source d’erreurs silencieuses et coûteuses. Et pour cause, dans de nombreux ateliers, malgré l’enjeu, le contrôle qualité reste une étape déconnectée du reste de la chaîne numérique. Résultat : des données qui voyagent sur papier, des relevés retranscrits à la main, ou encore des non-conformités découvertes trop tard. Et si l’on intégrait le contrôle qualité directement dans le flux numérique, de la CAO à l’atelier ? C’est toute la force de TopSolid’Inspection. Découverte.

Le contrôle qualité, une île au milieu de l’océan du numérique

 

Dans les environnements traditionnels, l’inspection est une étape isolée. Elle fait appel à ses propres outils, ses propres fichiers et ses propres référentiels, indépendamment des outils numériques déjà déployés au sein de l’atelier. Cet isolement génère plusieurs points de friction :

  • ressaisies de cotes depuis les plans CAO vers les gammes de contrôles,
  • mauvaise utilisation des normes (tolérances générales, ajustements, échantillonnages, etc.),
  • risques d’erreur à chaque transfert de données,
  • mobilisation d’un opérateur sur des tâches à faible valeur ajoutée,
  • retards de détection des non conformités.

Pourtant, il ne s’agit pas là d’un défaut de rigueur humaine, mais d’une faille dans l’architecture numérique de la chaîne de production.

L’automatisation des relevés : moins de gestes pour plus de fiabilité

 

En atelier, chaque cote mal reportée est une non-conformité en puissance. Car quand un contrôleur qualité doit identifier, reporter et organiser des dizaines de points de mesure sur un plan complexe, la moindre erreur peut générer un effet boule de neige risqué, avec un impact sur l’ensemble de la chaîne de production..

TopSolid’Inspection supprime cette marge d’erreur en travaillant directement sur le plan 2D. Le logiciel intègre le plan de la pièce, et ce, quel que soit son format (PDF, DXF, DWG, image scannée, TIFF…), puis procède au bullage des cotes manuellement ou de façon automatique.

La technologie OCR embarquée capte les valeurs des cotes, génère les tolérances correspondantes selon les standards définis, et localise chaque point de mesure sur le plan. Ainsi, ce qui pouvait nécessiter une heure de préparation minutieuse devient une opération guidée, reproductible, traçable et fiable.

La liste des points de contrôle est alors produite sans ressaisie, et la fiabilité des données n’est plus tributaire de la concentration d’un opérateur en fin de poste. Elle est aussi structurelle – positivement cette fois-ci.

>>> Lire aussi – Quels avantages à automatiser le processus de contrôle de pièces ?

Le contrôle qualité, de ralentisseur à levier de performance

 

L’idée reçue est tenace : le contrôle qualité, chronophage, tend à ralentir le flux. C’est vrai… lorsqu’il est mal intégré – c’est-à-dire quand les relevés se font sur papier, que les données transitent par Excel et que chaque changement de série exige de recréer une gamme de contrôle en partant de zéro.

En revanche, avec TopSolid’Inspection, le contrôle suit la cadence de la production. L’interface atelier, déployée sur tablette, accompagne le contrôleur directement à son poste. La saisie des mesures est effectuée au clavier tactile ou, mieux encore, via des instruments de mesure connectés. Les tendances sont donc affichées en temps réel, et les cartes de contrôle dynamiques sont en mesure de signaler toute dérive sans délai. Et puisque les dérives  sont détectées plus tôt dans le process, préviennent les non-conformités, réduisant ainsi le coût de production.

Enfin, le contrôleur qualité n’est plus ralenti par des tâches rébarbatives. Il est guidé dans sa session de mesure, il analyse, et les erreurs de retranscription, elles, disparaissent. Son rôle n’est donc plus un poste de coût subi, et il devient un levier de performance mesurable.

Sécuriser la production sans complexifier l’organisation

 

Au-delà de la maîtrise des exigences des clients, le contrôle qualité sert un enjeu de traçabilité fort dans un environnement soumis à certification ISO et à des audits réguliers.

C’est pourquoi TopSolid’Inspection centralise l’ensemble des données de contrôle dans une base unique, directement intégrable aux ERP et GPAO existants. Chaque mesure est automatiquement associée à :

  • son contrôleur,
  • l’instrument utilisé,
  • la date et l’heure de l’opération,
  • la machine concernée.

Un système de recherche multicritères permet par ailleurs de retrouver instantanément n’importe quelle information par projet, par client, par moyen de contrôle ou encore par date.

Cette accessibilité de l’information permet de clarifier l’organisation. Les données qualité, jusqu’ici dispersées dans des fichiers Excel et des cahiers physiques, deviennent exploitables, comparables, auditables en quelques clics. Et puisque le système accepte des sources multiples (remontées atelier, comptes-rendus de machines tridimensionnelles, instruments connectés…), la transition numérique peut se faire au rythme de chaque entreprise et sans rupture brutale.

TopSolid’Inspection, une application embarquée dans l’écosystème TopSolid

 

Aussi performant soit-il, un outil de contrôle qualité tiers reste, comme son nom l’indique, un outil tiers. Il faut donc l’alimenter, le relier à la CAO, gérer les écarts de référentiel, maintenir la cohérence entre deux environnements qui ne parlent pas naturellement le même langage… Autant de contraintes qui constituent non seulement une source de friction, mais aussi un risque d’erreurs supplémentaires.

TopSolid’Inspection fonctionne autrement. Le logiciel s’articule en effet avec TopSolid’Design et TopSolid’Erp : la donnée de contrôle provient directement de la donnée CAO. La cote que le contrôleur vérifie en atelier est donc la même cote que le bureau d’études a définie en conception. La même valeur, dans le même référentiel, tout au long de la chaîne.

Cette continuité numérique optimise la préservation de l’intégrité des données en réduisant le risque d’erreur et supprime toutes les sources d’erreur de la conception à l’inspection. Elle s’inscrit par ailleurs dans une logique d’usine numérique intégrée : TopSolid’ShopFloor pour le pilotage, TopSolid’Erp pour la gestion de production, TopSolid’Inspection pour le contrôle qualité… Chaque module a été pensé pour parler au suivant, sans rupture.

>>> Lire aussi – TopSolid’Inspection : des contrôles qualité automatisés et fiables

Connecter le contrôle qualité à la CAO, ce n’est pas ajouter un outil de plus à la chaîne logicielle. C’est remédier à une rupture numérique sournoise, source d’erreurs, chronophage et qui nuit à la traçabilité. Ainsi, avec TopSolid’Inspection, la qualité s’intègre au flux numérique sans l’alourdir. Votre production gagne en vitesse et vos clients, en confiance. Quant à votre équipe qualité, elle peut enfin se concentrer sur ce qui compte vraiment : analyser, améliorer, anticiper.

Vous souhaitez voir TopSolid’Inspection en action ? Contactez-nous pour une démo.

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